Les lavandières H 2 O avaient leur muse – 04/06/2017 – lanouvellerepublique.fr

L’art est un moyen de parler de l’environnement avec pédagogie sans lourdeur, sans culpabiliser, confie Isabel Da Rocha, présidente fondatrice de l’association Artecisse, à l’origine du festival H2O, un festival tout à la fois « environnemental, culturel et territorial ».

De l’avis de l’organisatrice « Parler de l’eau est une chose primordiale puisque c’est à la base de toute vie ». Une nécessité d’autant plus prégnante au bord des 84 km de la Cisse qui serpente d’Averdon à Vouvray, cette rivière étant incapable de s’auto-épurer en raison de la modification de son tracé au Moyen Age.
Le festival, qui mêle jusqu’au 25 juin : théâtre, clownerie, musique et expositions, est la preuve que tout artiste est « porteur d’un message » explique Isabel convaincue. En cette journée pluvieuse aux Petits Tresseaux d’Averdon, la rivière avait ses fervents défenseurs : le syndicat du bassin de la Cisse partenaire de l’événement, mais aussi Liska Llorca, artiste plasticienne vendômoise, grimée en muse pour l’occasion.
Fidèle au thème de cette deuxième édition d’H2O – « les femmes et l’eau » –, l’artiste a choisi de conter l’histoire des lavandières, immortalisées autant en peinture qu’en littérature chez Zola ; des femmes qu’elle décrit comme des symboles de féminité, tantôt charpentées, tantôt sublimes, naïades mystérieuses. Au son envoûtant du saxophone alto d’Olivier, Liska se personnifie en lavandière tentatrice le corps immergé dans la Cisse. À mi-chemin entre « la sirène et de la macrale » elle appose sur les draps blancs, peinture et boue.
Selon les histoires entendues, des hommes seraient morts à l’écoute des rires des lavandières. Les linges seraient-ils devenus linceuls ?

M.P.

via Les lavandières H 2 O avaient leur muse – 04/06/2017 – La Nouvelle République Loir-et-Cher

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